Cameroun

Courte descente par gros débit

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La Menoua
à Fotetsa

5°26’39’’N 10°01’40’’E

Le 3 septembre 2006
Séverin, Olivier Testa

Sortant de la portion précédente (La descente en kayak du Kemtsop), nous nous dirigeons vers le pont F4, à Fotetsa.
Notre moto a pris le soin de ramener un second sit-on-top. Je ne sentais pas de descendre la seconde partie avec une embarcation instable. Au passage, un peu avant le pont, nous regardons les chutes d’eau en aval du pont F4. Ici se rejoignent deux rivières. La rivière si accueillante sous le pont donne cinquante mètres plus loin sur une grosse chute bien cachée.

Non embarquons donc au point habituel. L’herbe a bien poussé ces deux derniers mois et la piste est presque invisible. Nous nous dirigeons jusqu’à l’aire d’embarquement. Après les préparatifs, nous partons, et le ton est donné immédiatement. Il y a beaucoup d’eau. Ca remue, alors que la dernière fois, la rivière était calme. Après 100m rectiligne, nous arrivons très rapidement à la première portion de rapides. Ils sont gros. La petite plage qui permettait de repérer les rapides est sous l’eau, nous ne pouvons nous arrêter et nous prenons les rapides sans reconnaissance. Je passe sans trop de problèmes, ça secoue énormément, tandis que, regardant derrière, je vois Séverin à l’eau, tandis que les rapides continuent. Je m’accroche à une branche pour l’attendre... et je tombe moi-même à l’eau. On se retrouve sur la berge. Dans l’histoire, il a cassé sa pagaie (pliée et pale cassée), et perdu son casque !

On se remet de nos émotions. Nous nous trouvons sur la berge, mais la route est de l’autre côté, nous n’avons qu’une pagaie. Je pars de l’autre côté pour accrocher une corde et faire une tyrolienne, pour qu’il puisse traverser. Mais je me fais emporter, et la seconde pagaie est arrachée par une branche. Retour sur la berge. Je montre sur les hauteurs pour voir si Foreke n’est pas trop loin, il pleut des cordes. Au sommet, au milieu de plantations, je ne vois aucune route.

De retour en bas, je commence à traverser à la nage pour accrocher la corde et faire la tyrolienne. Nous avons pris soin de nous déplacer vers l’aval où la rivière se dédouble. Nous traversons comme ça cette rivière, les kayaks mousquetonnés à la tyrolienne. Arrivés en face, après avoir taillé notre chemin à la machette à travers la végétation dense, nous débouchons sur un champs où travaille une vieille femme, sous la pluie. Salutations, discussions, et nous rejoignons la route, 30m plus haut. Notre moto est là. Nous croisons le vieux père qui m’avait fait cadeau d’un régime de bananes la dernière fois, et qui me propose de la canne à sucre délicieusement réconfortante. Nous sommes tous trempé jusqu’à l’os, et nous rentrons épuisés par cette journée mouvementée.

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