Chine

Daqingxiaokengdong 大庆消坑洞

Nouvelle future entrée supérieure du réseau

Ce site n'est plus à jour et n'est plus actualisé depuis 2011. Le nouveau est www.olivier-testa.com

27/02/08
Olivier Testa, Pascal Orchampt

Nous voici parti, Qianzhi, Wuqini, Eric, Nico, Robert, Pascal et moi vers le village de Dawan. Huangguatoudong, la grotte de la tête de concombre, s’ouvre à cet endroit, et est pour le moment le point haut du réseau. Notre objectif est de trouver d’autres entrées dans la zone, et espérer trouver un amont. Le sommet du massif se trouve en effet 400m plus haut, et la surface vierge est immense.

JPEG - 8.7 ko
Paysage de Dawan
JPEG - 9.7 ko
Perdus, en allant à Dawan

Embarquement dans le 4x4 Pajéro chinois. Il nous mène bon train jusqu’à un accident de terrain, et un blocage. Après ouverture du capot, il s’avère que le 4x4 n’en est pas un. C’est un faux pajéro qui a deux roues motrices, et nous devons nous arrêter quelques kilomètres avant le village.

Nous chargeons les sacs sur les épaules, et continuons le trajet à pied. C’est lourd. Nous sommes 5, et chacun porte 100m de corde, un perfo ou une batterie au plomb, des amarrages, sangles, trousses à spit, plus les victuailles de la journée. 25 kg de matériel.

JPEG - 9.7 ko
Perdus, en allant à Dawan

Une heure de marche plus loin, après nous être perdu dans la campagne chinoise, abandonnés par nos guides, mais pourvus de nos GPS, nous arrivons sur la zone de prospection. Nous passons devant plusieurs entrées de trous qui fument fort. Mais cela n’intéresse apparemment pas le groupe. "On ne va pas quand même se faire un trou qui fume au bord du chemin !".
100m plus loin, je vois un haut panache de vapeur d’eau qui dépasse de la cime des arbres, sur un piton, au-dessus de huangguatoudong. Je convainc Pascal d’aller voir ça.

Le groupe se sépare. Nous trouvons sans peine l’entrée du trou, Daqingxiaokengdong (大庆消坑洞) et une pierre lancée à l’intérieur nous confirme que le puits d’entré fait une vingtaine de mètres au moins.

JPEG - 10.2 ko
Olivier au sommet du puits d’entrée

Nous préparons le matos. Je prend perfo, accu au plomb, sangles, goujons, amarrages, marteau, 40m de corde, et c’est parti pour l’équipement. Quelques coups de marteau pour juger de la résistance du rocher, puis un coup de perfo et le premier goujon est posé. Le second ne tarde pas. La première partie du puits se descend sans problèmes. Le second jet fait une vingtaine de mètres, et une déviation, puis un fractionnement sont nécessaires. En bas, un petit pissou ruisselle du plafond. Pascal arrive et nous poursuivons dans la suite évidente, un petit méandre d’1,5m de large, d’où sort un fort courant d’air chaud. Laissant les sacs à l’entrée, nous topographions. Le méandre est agréable à parcourir, parfois étroit, parfois large, le rocher est lisse, blanc ; parfois très découpé, parfois bas, souvent une progression en oppositions est nécessaire. 230m de méandre plus loin, nous butons sur un puits. Nous ne pouvons en avoir une vision claire, mais Pascal lance un caillou.
Le cailloux semble chuter d’une vingtaine de mètres, atterrit sur un palier, dégringole, puis rechute sur au moins 50m. Peut-être 100m. Victoire. C’est très intéressant pour la suite. Nous n’avons certainement pas trouvé la galerie qui part vers l’amont, mais une fois jonctionnée, cette grotte rajoutera 50m à la profondeur du réseau. Nous ressortons.

Au pied du P20, je m’enfile dans un petit boyau d’1 mètre de diamètre garni de picots acérés qui ne font pas que du bien aux genoux. C’est aussi très humide. Et fait très intéressant, le boyau exhale un vent glacial. Peut-être l’amont espéré. A plat ventre dans la flotte, je me rend compte que des genouillères seraient les bienvenues, et une combinaison pas superflue. Je m’arrête devant une mare où nagent des nyphargus, quelques vers dépigmentés, et un scolopendre.

Nous remontons le puits, ressortons, puis en avance sur les autres, nous partons à pied repérer les alentours. Deux trous fument au milieu d’un champ, non-loin du chemin. Je pars voir. Il s’agit vraisemblablement d’une entrée qui débouche dans le trou que l’on vient de voir.
Pascal fait le tour du massif, et revient avec un sourire jusqu’aux oreilles. Il me montre sur sa caméra ce qu’il vient de voir. Au fond d’une grande doline de 150m de diamètre à la base, un trou avec un panache de fumée (Dawujidafengdong 大屋基大风洞 d’une cinquantaine de mètres, dont le courant d’air fait bouger les branches d’arbres qui poussent à côté. Prometteur.

JPEG - 8.3 ko
Pascal prépare le matériel du lendemain

Après avoir attendu les autres qui avaient un peu de retard, nous rentrons jusqu’à la voiture en courant presque, et arrivons à l’auberge pour nous asseoir autour de la table vers 20h30 et engouffrer tout ce qui se présente à nous. C’est la première fois que nous finissons le repas qui nous est servi !

Ensuite, report topo, préparation de la journée du lendemain, bain chaud, dodo vers 1h.

journée précédente - journée suivante

retour rubrique: Guizhou 2008

Un message, un commentaire ?

Répondre à cet article

français
Guizhou 2005
Guizhou 2008

écrire à l'auteur

Espace privé
Dernier ajout: 19 mai 2016. Site réalisé sous SPIP