Cameroun

Expédition en kayak sur la rivière Noun, Cameroun (1/2)

Repérage et préparation

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Le Noun me titillait depuis longtemps. Sur la carte, il était là, il me narguait. La rumeur faisait état d’hippopotames. Manquant de moyens logistiques, j’ai mis du temps avant de réaliser cette descente.

le vendredi 2 juin 2006 Avec Martial Wassu et Olivier Testa

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Carte de la région
Gros plan de la carte au 1/200000 de l’Institut National de Cartographie

De retour de Yaoundé nous disposons du véhicule de l’AFVP, un excellent Toyota Hilux 2,8D qui ne nous décevra pas pour faire nos repérages et enfin descendre quelques rivières.

Le but de la journée est de repérer les abords de la rivière Noun entre le pont du Noun, avant le péage entre Bafoussam et Foumbot, et le pont suivant, indiqué Tenjouonoun sur la carte Bafoussam de l’institut National de Cartographie. Il faut savoir que de très nombreux changements ont eu lieu depuis, et qu’il faut se méfier des routes indiquées sur la carte.

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La palmeraie de Bandjoun
Immense plantation de palmiers produisant de l’huile de palme. Dans le fond, le massif du Mbapit

Ainsi, à Bayangam (Bayangam est grand, c’est l’embranchement le plus près de Bandjoun), on prend la direction de la palmeraie de Bandjoun de Fotso Victor. On suit une route nouvelle qui n’est qu’une piste sur la carte. On suivra cette route bitumée jusqu’au Noun. 3km après l’axe principal, carrefour, on prend à droite, avec une vue splendide sur la plaine du Noun, Foumbot, le massif du Mbapit en face et les anciens volcans. Quelques kilomètres après, nous traversons une barrière de pluie et l’on suit toujours la route goudronnée qui descend maintenant vers la vallée en nous offrant une vue encore plus magistrale sur la palmeraie de Bandjoun et le fleuve Noun.

La traversée de la palmeraie est longue, puis nous retombons sur l’ancienne route principale, défoncée, et quelques mètres plus loin, sur la gauche, le pont qui nous fait voir une rivière très calme, large. Au village tout proche, Martial interroge des grand mères, qui nous confirment la présence d’hippopotames dans le fleuves, mais qu’ils ne sortent que la nuit. Ils ne sont pas facile à voir, mais dévastent les cultures. Il n’y a pas de chutes d’eau et les pêcheurs du coin pourraient nous renseigner. Nous repartons.

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La plaine du Noun
La rivière serpente dans cette plaine, presque invisible...

La route continue vers Foumbot, très défoncée, et nous laissons de part et d’autre des maisons en terre battue, inoccupées. Nous serpentons, secoués fortement par les choas que nous franchissons avec facilité (sauf une fois...). Bien que nous nous trouvions à moins de 5km à vol d’oiseau de l’axe hyper-fréquenté Yaoundé-Bafoussam, il se dégage de cette piste un sentiment d’être au bout du monde, perdu au milieu de nulle part. Au détour d’un virage, nous laissons passer devant nous une petite troupe de singes ne semblant pas vouloir prolonger la rencontre. Ils sont très chassés, et évitent l’homme au mieux.

La viande de brousse est très appréciée par les camerounais et les touristes. Il se passe ainsi un véritable carnage afin de satisfaire la soif d’exotisme des citadins et les chasseurs tuent sans plan de chasse, mettant en péril l’avenir de leur source de revenu. Nous trouvons facilement singes, crocodiles, pangolin, hérissons, lièvres, crocodiles, serpents...

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Une jolie fleur
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Et toujours cette verdure...
...et ces champs cultivés. On est bien dans l’Ouest Cameroun, grenier du pays

Après ce passage assez long sans rencontrer personne, nous arrivons à un petit village où nous discutons, puis je décide de gravir une petite colline solitaire, très esthétique. A travers de hautes herbes et des arbres parsemés, nous grimpons une petite dalle de roche volcanique pour contempler du sommet la vue panoramique sur les alentours. Le Mbapit, le Noun, la plaine, les volcans. Je me répète, mais c’est très beau.

De retour à la voiture, la piste s’améliore et débouche rapidement sur l’axe Bafoussam-Foumbot.

Il est tard et nous rentrons à Dschang.

Même si nous n’avons pas fait le repérage en bonne et due forme, aucun villageois ne nous a parlé de chutes d’eau, et tous nous ont dit que les hippopotames n’étaient pas dangereux. Le lendemain, nous ferons une expédition en kayak sur la rivère Noun.

Expédition en kayak sur la rivière Noun, Cameroun (2/2)
Descente entre le chant des oiseaux et les hippopotames

Le Noun me titillait depuis longtemps. Sur la carte, il était là, il me narguait. La rumeur faisait état d’hippopotames. Manquant de moyens logistiques, j’ai mis du temps avant de réaliser cette descente.


A la recherche des Amonts du Noun
perdu en brousse

Errement en brousse pour repérer l’amont de la rivière Noun près de Bafoussam, et enchainer une descente en kayak.


Seconde expédition kayak sur le Noun
Avec les hautes eaux de la fin de la saison des pluies

Nouvel itinéraire de Kayak sur le Noun
entre Bandjoun et Bangangté

Première fois que nous descendions cette « 2ème partie » du Noun, entre Bandjoun et Bangangté. Ce parcours de 25km est indiqué sur la carte comme contenant de nombreux rapides. La rivière serpente dans la plaine de Bandjoun, dans une zone très peu habitée, mais cultivée, et constitue un réservoir de petite faune pour les chasseurs de l’Ouest.


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